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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 20:38

 

 

A.            LE CADRE GENERAL.

 

Il faut placer cette crise dans un contexte plus large. La grille de lecture est à situer au niveau mondial. L’idéologie ultra-libérale cherche à imposer son carcan économique à tous les pays de la Terre. La globalisation est issue des travaux des économistes de l’université de Chicago. Les fondateurs de  cette théorie du marché libre et global (monétariste) sont incontestablement Friedrich Hayek et Milton Friedmann. Les « Chicago’s boys » formés par leurs soins à l’université, sont devenus les plus proches conseillers et les plus proches collaborateurs  de très nombreux chefs d’état. Ils ont aussi  investi les organismes internationaux comme le FMI  (Fond Monétaire International),  la Banque Mondiale, l’OMC  ( Organisation Mondiale du Commerce ),  l’OCDE (Office Central de Développement Economique  ), la BCE (Banque Centrale Européenne), la Commission Européenne et tous les lobbys importants qui gravitent autour des instances de pouvoir. Ces groupes de pression agissent soit au niveau de l’entreprise, soit au niveau gouvernemental, soit au niveau européen.

Ces missionnaires du libre échange propagent partout la même idéologie. Les applications qu’ils préconisent sont toujours marquées au sceau de l’infamie du tristement célèbre « consensus de Washington »  c’est à dire: déréglementation,  réduction du pouvoir de l’Etat, suppressions de services publics, privatisations massives. Le prétexte toujours invoqué est la soi-disant grande efficacité de « La main invisible du marché ». Elle seule peut réguler efficacement l’économie selon eux. Malheureusement on constate de plus en plus les effets dévastateurs du dogme libre-échangiste. Cette théorie a vraiment pris son essor avec l’accession au pouvoir de Ronald Reagan et de Margaret Thatcher. Cette « presque intervention divine » a mis en une trentaine d’années la planète entre les mains de prédateurs redoutables. Les magnats de la finance, les ténors du grand capitalisme, les grandes banques, ont très vite perçu les fabuleux profits qu’ils pouvaient tirer de l’application systématique  et fidèle de cette barbarie des temps modernes. Ils ont donc financé dès les années soixante des laboratoires d’idées et d’expertises dont les objectifs étaient de pouvoir influencer, guider, diriger tous les gouvernements du monde.  En sachant bien que tout n’était pas possible tout de suite et qu’à chaque étape il fallait ajuster les pratiques. La mission de ces clubs très spéciaux  était et est toujours de réfléchir aux modalités de mise en œuvre des principes néolibéraux. La victoire est quasi totale  et ils gagnent par « KO debout » sur le continent européen.

Revisitons le passé récent. Les adeptes de la théorie ultralibérale ont fait appliquer dans de nombreux pays  « une thérapie de choc » afin de livrer aux appétits des multinationales leurs richesses. La méthode est toujours la même, utiliser ou provoquer une crise grave afin d’affaiblir les résistances populaires.

Voici des exemples de modes opératoires :

 

Ø    voie : Installation de dictatures brutales, comme au Brésil, en Indonésie, au Chili ou en Argentine entre les années 1960et 1980.

Ø    voie : A l’occasion des changements politiques majeurs qui installent une période d’incertitude. Les pays de l’Est et l’Afrique du sud illustrent parfaitement cette méthode de prise de contrôle entre les années 1990 et 2000.

Ø  3° voie : Des crises financières et économiques induites par la spéculation sur la monnaie obligent les pays concernés à accepter leur mise sous tutelle par la finance. L’exemple le plus frappant est certainement celui des tigres asiatiques. Ils sont entrés dans la tourmente dans les années quatre-vingt-dix. Le Japon, alors deuxième puissance économique mondiale, a été très affaibli par les voyous des salles de marché. Le pays est alors entré en récession et il n’est toujours pas sorti du marasme. Sa dette colossale lui enlève  toute possibilité d’indépendance.

 

Ces  prédateurs ont décidé de s’en prendre à  « la Vieille Europe »

 

Aujourd’hui c’est le cas des pays du Vieux Continent et particulièrement de la Grèce. D’autres Etats sont dans le collimateur des spéculateurs, ce sont les pays du « Club Méd. » comme les avait qualifiés le président de la Bundesbank lors de la création de la zone euro. Le mépris et l’élégance étaient certainement les qualités premières du grand argentier allemand. Les prédateurs qui officient dans les salles de marché et particulièrement à Londres, ont poussé le cynisme jusqu’à la formule supposée drôle, pour qualifier ces maillons faibles de l’euroland, c'est-à-dire Le Portugal ; l’Irlande ; l’Italie; la Grèce et l’Espagne (Spain) ; ils résument cela sous le vocable :« Les P.I.G.S ». La France n’est pas loin et commence d’ailleurs à être attaquée.

Les spéculateurs après avoir amené le monde au bord de la faillite par la crise des « subprimes », sont capables de spéculer sur la faiblesse temporaire d’un Etat souverain, plus particulièrement sur la dette colossale qu’il a contractée pour les sauver de la banqueroute.

Ce comportement abject et misanthrope de la part de personnes sensées diriger le monde est parfaitement incompréhensible dans une première approche.

Que ces personnes, issues des plus grandes écoles ou des plus prestigieuses universités, puissent développer ce côté sauvage est tout à fait inquiétant pour l’avenir de l’humanité. Comment des gens dotés d’une intelligence supérieure à la moyenne, ayant développé une capacité de réflexion et d’analyse de très haut niveau, peuvent être à ce point dénués de bon sens, peuvent être étrangers à toute forme de sens moral ? 

Pourquoi se comportent-t-ils comme si leur seul objectif était la destruction de l’espèce humaine ?

Pourquoi veulent-ils détruire les valeurs communes à tous les hommes qui depuis la nuit des temps fondent notre univers symbolique ?

Faut-il pour les comprendre, les retrouver dans les romans de science-fiction où ils sont des robots déshumanisés ?

 

Je n’ai pas la réponse et j’avoue que leurs agissements m’inquiètent grandement.

 

Pour l’anecdote macabre

 

Juste un petit rappel concernant la réaction de Didier Lombard alors  PDG de France télécoms à propos de la vague de suicides dans cette ex-entreprise publique. Il disait : «  …il faut que la mode des suicides s’arrête car elle porte atteinte à l’image de l’entreprise… ». Cet homme, brillant lauréat d’une des plus prestigieuses grandes écoles françaises, cet homme possédant une solide culture générale, cet homme féru de littérature, de poésie, de musique classique …etc…Cet homme porteur des plus grands espoirs pour mener le pays sur la voie de l’excellence, cet homme intelligent est devenu un monstre en prononçant ces propos. Son absence totale d’empathie envers ses employés est déplorable.

 

Ces hommes nouveaux

 

Ils sont capables de tout et surtout du pire. Ils semblent seulement préoccupés par des objectifs que nous n’appréhendons pas ! Mais eux ont une efficacité que nous n’avons pas !

On dit aussi que le pire ennemi de l’homme, c’est l’homme. On le constate avec ces comportements barbares et dénués de tout sens moral.

Pour revenir à ces « hommes nouveaux », une fois remis en selle par l’intervention massive des Etats, ils ont repris leur travail, sans avoir changé d’un iota leur mode opératoire. Spéculer, voler, spolier, affamer, tuer, détruire, ruiner, toutes ces actions afin d’assouvir les bas instincts « de la bête immonde » et assurer toujours plus de profits pour une poignée de spéculateurs privilégiés.

 

 Ces nouveaux barbares

 

Ils ont agi_ avec rapidité, sous la protection de l’oligarchie financière mondiale. Le but recherché semble être la mise en place du « nouvel ordre mondial » en lieu et place des Etats souverains et des gouvernements légitimement élus. Ils reprennent pour cela leur jeu de massacre dans le « grand casino mondial » que sont les places financières. Avec la masse de liquidités introduite par les Etats pour sauver les banques, ils créent de nouvelles bulles pour maximiser les profits comme ils disent. L’attaque des Etats souverains se fait sur leur monnaie et sur leur dette qui deviennent ainsi des produits financiers quelconques sources d’immenses profits.

 

Mais la crise réelle est là et bien là.

 

Dans les pays industrialisés l’investissement productif est détruit au profit de honteuses manipulations boursières. Mais elles assurent des retours sur investissement à deux chiffres pour les détenteurs de titres.

Dans les pays émergents, la production reste très fragile, même s’ils concentrent la majeure partie de la production mondiale. La production à bas coût y est possible par l’exploitation très dure des classes laborieuses

La faim, la colère, la misère se répandent à l’échelle de la planète comme un feu de paille.

L’esclavage est de retour sous un visage différent mais avec sa logique implacable de soumission de l’être humain à des intérêts privés.

L’homme devient une marchandise, tout est permis au nouveau dieu « Argent » qui règne sans partage sur le monde, pour le plus grand profit de quelques privilégiés. Le travail des enfants, la prostitution, la drogue, la vente d’organes et bien d’autres « merveilles » deviennent des produits quelconques qu’il convient de soumettre à la loi du marché dans quelques bourses spécialisées afin d’en optimiser la rentabilité.

Tout mène vers le chaos. Les vrais maîtres du monde se réunissent très souvent dans des clubs très fermés,  « Le Groupe Bilderberg » et « La Trilatérale », par exemple. Ils pensent qu’ils pourront tirer parti du déluge qui vient. Les crises sont pour eux des sources énormes de profits, soit ils les utilisent soit ils les provoquent. Dans tous les cas les verrous institutionnels qui protègent les peuples sont attaqués de front et détruits par la guerre économique et financière menée par ces voyous en col blanc. Les lois sont faites pour eux et par eux. Ils n’ont rien à craindre des instances dirigeantes nationales ou internationales.

Mais le chaos peut se transformer et devenir incontrôlable, aucune société civilisée ne pourra y survivre. La déliquescence mondiale peut aussi les faire sombrer !

 

Les Banksters sont de nouveau à l’œuvre

 

Ils sont dans les lieux stratégiques dont ils ont pris le contrôle. Ce sont les instances dirigeantes, les différents lobbys, les paradis fiscaux, les différents gouvernements, les conseils d’administration des transnationales, …etc…

Ils se frottent les mains. La dette des Etats est du pain béni pour eux. Plus la spéculation et la peur frapperont un pays, plus les taux d’intérêt seront élevés et plus les revenus et les bonus seront gros.

Ils veulent signer ainsi notre asservissement total au monde de la haute finance.

Ils n’ont aucun état d’âme

 

Après la mise à mort

 

Après le partage des dépouilles de quelques grosses banques, par exemple « Lehmann Brothers », le tour des Etats est arrivé.

« L’Eldorado  à conquérir » pour ces sinistres mercenaires se trouve dans ce qui reste de services publics. Pour la vieille Europe, les restes de l’Etat-providence offrent des possibilités de profits gigantesques. La régulation après la seconde guerre mondiale a permis de soustraire « au secteur concurrentiel libre et non faussé » des pans entiers d’activité. Ils sont essentiels à la bonne marche d’une société civilisée. En France, ce sont les services publics et les lois émanant du Conseil National de la Résistance (CNR) qu’il faut attaquer. La santé, l’éducation, l’université, la recherche publique, les retraites, la protection des travailleurs, les salaires décents et garantis, sont autant de secteurs où des profits énormes sont envisagés. D’ailleurs le gouvernement de Nicolas Sarkozy, même en chute libre dans les sondages, compte bien mener à terme ces grands dossiers pour le plus grand bonheur des amis du Fouquet’s.

 

La destruction de l’école publique

 

La destruction de la sécurité sociale, la destruction de l’hôpital public, la destruction du régime général des retraites font partie de l’agenda présidentiel. Les vrais dirigeants de la France envisagent même de faire porter ces transformations par d’autres politiques au cas où Nicolas Sarkozy ne serait pas réélu en 2012

 

Attaquer la Grèce aujourd’hui,

 

Demain le Portugal, l’Espagne, l’Irlande, l’Italie, la France seront déstabilisés. La charge actuelle présente l’avantage de pousser ces Etats à la faillite et à l’abandon de leurs pouvoirs au profit d’un nouvel ordre mondial. Celui-ci garantira les profits des puissants à travers une gouvernance planétaire opaque et bien organisée. En France, la souveraineté du peuple conquise en 1789 est  reléguée au rang des vestiges du passé.

 

Les financiers véreux

 

Ils sont voraces, avides, cupides. Ils sont prêts, comme aux plus beaux jours des conquêtes coloniales à étendre une toile mafieuse sur les contrées convoitées.

Cette prédation, ils l’ont déjà expérimentée dans les pays pauvres, les pays en voie de développement, les pays d’Amérique latine, les pays d’Afrique, …etc.…Partout ils ont utilisé l’arme de destruction massive qu’est « la Dette ». L’avantage de celle-ci est qu’on peut la faire grossir à souhait.

 

 Observons :

 

Un crédit est accordé à un Etat sous des conditions très très dures. Il est donc obligé de livrer aux appétits des investisseurs toutes les ressources du pays, toutes les richesses, tous les services publics et cela par l’heureux mécanisme de la libre concurrence. Ensuite les taux d’intérêt augmentent, l’Etat lambda doit emprunter encore pour rembourser les intérêts de la dette, le lessivage total est ainsi assuré, c’est ce que l’on appelle « le mécanisme de la dette ».

Le pillage est total, la population est alors livrée aux mafias officielles ou non. Les pays du sud déjà écrasés par la dette, connaissent à merveille ces mécanismes redoutables rendus opérationnels par les instances mondiales que sont : La Banque Mondiale, le FMI, l’OCDE, l’OMC, l’AGCS, l’Union Européenne

.

 En conclusion

 

Après avoir poussé les Etats à s’endetter pour sauver le système capitaliste, ces pirates des temps modernes veulent mettre à genoux ceux qui les ont sauvés de la faillite.

Il ne tient qu’aux citoyens, il ne tient qu’aux peuples de faire front, de combattre et de faire obstacle à cette barbarie

Lucien Pons MRC 06  pour le MRC comite MArseille, Article du 20 fevrier 2010

 

 

 

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Emmanuel Palesi 10/05/2010 23:16


Le néo-libéralisme

L'idéologie libérale a subit une éclipse majeure des années 1920 au début des années 1970. Cette éclipse débute avec la crise mondiale de 1929, et elle se traduit par le triomphe du kéynes, un
libéral qui clot en quelque sorte la séquence débutée par Locke. Au début des années 1970, l'économie mondiale retombe dans la crise, le keynesianisme commence à être critiqué à cette époque aux
USA et au Royaume Uni apparaît une nouvelle idéologie le Néo-Libéralisme qui réinvestit le lexique libéral classique en empruntant particulièrement au minarchisme, aux doctrines du laissez faire de
l'école de manchester, et dans une moindre mesure à l'économisme de Bastiat. Cependant contrairement aux principaux libéraux classiques qui se plaçait dans le camp progressiste(1), ces néo libéraux
sont des conservateurs. Ils sont républicains aux USA et tory au RU, les deux dirigeants qui incarnent le néo libéralisme sont Margaret Thatcher et Ronald Reagan(2). Leur libéralisme est quasiment
exclusivement économique et s'accompagne d'un conservatisme moral, et d'une tendance à l'autoritarisme, ce qui se traduira par exemple par le soutien à la dictature de Pinochet qui formera la
troisième expérience néo-libérale.
Les néo libéraux font du marché l'alpha et l'oméga de leur pensée, ils reprennent chez les libéraux classiques le but d'une limitation du rôle de l'état, et d'une dérégulation des marchés mais ils
ne reprennent pas les institutions qui existaient en contre partie chez les classiques.

Leur attitude vis à vis des impôts est extrême, on peut la résumer par une maxime « l'impôt c'est le vol », en effet il voit dans toute forme d'impôt une expropriation, et une violation
des droits de propriété, il en découle qu'ils veulent en permanence limiter les impôts, ils rejettent de manière forte l'impôt progressif sur le revenu au profit de la flat-tax (3).
La justification de l'état n'est plus la même, Buchanan notamment a introduit par l'intermédiaire de la théorie des jeux la nécessité de l'Etat comme autorité externe au marché garantissant son
efficience. L'institution de l'Etat est ainsi justifiée comme l'agent extérieur qui va forcer la coopération entre les individus pour leur bien mutuel, c'est à dire par souci d'efficacité
économique.
Buchanan (4) et ses disciples ne s'arrêtent pas là, et vont également faire de la politique un marché comme un autre, avec ses biens, ses services. Ainsi le parti politique devient une sorte
d'agence capitalisant informations, ressources humaines et matérielles plus efficaces que les agents pris individuellement. Pour réduire les couts de transaction occasionnés par la recherche
d'information sur le marché, les individus créés des organisations (les entreprises ou les partis politiques), cette idée se retrouve dans la pensée de Coase (5).

Du point de vue libéral classique, qui cherche à encadrer le pouvoir par le droit, la préférence donnée à l'efficacité économique est un non sens : l'idée même de droit chez les libéraux classiques
est de poser une médiation entre les désirs des individus et leur réplétions, on oblige les citoyens à adopter des procédures ou à agir par l'intermédiaire de la loi par prudence, pour laisser le
temps de la délibération et éviter les interférences du pouvoir. Ainsi le néo libéralisme adopte en quelque sorte la démarche l'inverse, une partie des institutions est autonomisée du contrôle
démocratique, il se forme alors une bureaucratie et une technocratie afin de poursuivre la rationalité économique.

Le marché c'est à dire les acteurs individuels et les entreprises commerciales deviennent le modèle de gestion de l'Etat, qui cherche alors à réorganiser ses services comme s'il était un
prestataire de services ordinaire. Ce que le néolibéralisme retrouve dans la théorie de l'entreprise, c'est l'idée qu'on retrouve sur le marché un minimum d'organisation bureaucratique pour
répondre à l'impératif d'efficience. D'où la mode du New Public management, de l'idéologie de la gouvernance de l'état (l'exemple de la LOLF est flagrant). Pourtant l'efficience des entreprises se
juge en situation de concurrence : l'évaluation des coûts et des bénéfices de l'organisation ne s'évalue que vis à vis de concurrents directs distribuant le même type de produit sur le même marché.
Or, par définition, l'Etat sur son territoire est un monopole, il n'y donc aucun moyen d'évaluer l'efficacité économique de l'état.
Le néo libéralisme a inversé les relations entre le marché et l'Homme, alors que chez les classiques le marché n'est qu'un moyen, il est devenu un but chez les néolibéraux.

Notes
1 : Pour parler simple, les libéraux classiques sont classés à gauche, d'ailleurs aux USA le terme « liberal » désigne toujours la gauche progressiste. Il a cependant toujours existé des
libéraux conservateurs dont le premier et plus célèbre est Edmund Burke..
2 : Derrière les deux dirigeants on retrouve deux théoriciens libéraux, Milton Friedman pour Reagan, Friedrich Hayek pour Thatcher, bien que Hayek n'est jamais directement conseillé le gouvernement
britannique.
Milton Friedman, économiste, prix nobel 1975, est le fondateur de l'école monétariste, ou école de chicago, on retrouve chez lui une base libérale classique (en fait néo-classique) dont une preuve
est l'importance qu'il porte à l'éducation, mais il est profondément conservateur (réactionnaire même).
Friedrich Hayek,prix nobel 1974, est l'un des principaux penseurs de l'école autrichienne, que l'on peut définir comme ultralibérale, on parle d'ailleurs souvent anarcho-capitalisme.
3 : La flat tax ou impot proportionnel est un impot à taux unique, il n'existe dans aucun pays puisqu'il existe toujours une partie minimale du revenu non imposé, ainsi les « flat tax »
des pays de l'est actuels sont des impots à deux tranches : 0% et le niveau de la flat tax. Au XIXeme siècle on parlait d'ailleurs d'impot faiblement progressif, ce qui explique que le manifeste du
parti communiste parle d'impot fortement progressif pour distinguer cet impot, des flat tax. Chez Friedman qui est un chaud partisan de la flat tax, elle est tempérée par l'allocation universelle
ou impot négatif (empruntée au mathématicien Cournot), ainsi l'impot est nettement progressif mais conforme à la théorie marginaliste que Friedman soutient.
4: James M. Buchanan, économiste libéral prix nobel 1986, fondateur de la théorie du « public choice »
5: Ronald Coase, économiste libéral prix nobel 1991, théoricien de la transaction.


Emmanuel Palesi 10/05/2010 20:13


quelques remarques préliminaires :
La globalisation n'est pas une invention de l'école néo-libérale monétariste, dès le début du XIXeme les économistes classiques l'avaient théorisées (Smith, Ricardo) même Marx en parle comme d'un
phénomène inéluctable au système capitaliste (il parle de la construction du "marché de l'univers").
Hayek n'est pas un chicago boy mais un économiste de l'école ultralibérale autrichienne, il est d'ailleurs fondamentalement opposé à l'existence des banques centrales contrairement aux
monétaristes.
L'influence des chicago boys ne s'est matérialisée qu'au Chili sous Pinochet, leur influence sous le régime Vidéla en Argentine est quasiment nulle (malgré ce qu'affirme wikipedia) par contre une
politique libérale a bien eu lieu sous la dictature dite de la "révolution argentine" entre 1967 et 1970.


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