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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 22:38

mariane

 

 

Le nombre de victimes des réseaux de la drogue à Marseille ne cesse de s’alourdir dans une sauvagerie et une autodestruction qui se propage malheureusement dans une partie de la jeunesse marseillaise des quartiers où les conditions sociales et économiques développent la pauvreté et la détresse. Le gouvernement agit et mobilise sur Marseille des CRS pour paralyser les trafics de drogues et réduire les revenus financiers qui y sont associés. La stratégie mise en place est celle de l’asphyxie de l’offre, et de la reconquête des territoires.

Localement, les élus de Gauche et de Droite réagissent ce lundi 18 mars, les premiers appelant à renforcer la pénalisation des consommateurs, les seconds à renforcer les investissements du gouvernement sur le territoire de Marseille en dénonçant les dizaines de milliards promis au Grand Paris. Les élus de Droite ne se souviennent pas que M.Sarkozy a supprimé la police de proximité, mise en place par Jean Pierre Chevènement et dont l’un des objectifs était d’éviter l’émergence de ce type de dérive.

Les Marseillaises et les Marseillais, souffrent de plus en plus directement de la violence ou de l’image de celle-ci que certains ont intériorisée dans notre cité. Pour y faire face, nous n’avons pas à adapter notre mode de vie à de telles contraintes. De cet état actuel de notre ville, chacun a sa part de responsabilité, politiques comme citoyens. Je voudrais ici m’adresser aux citoyens pour leur dire que, oui, nous pouvons agir à différents niveaux.

Tout d’abord, nous pouvons agir en changeant l’image de Marseille en la sortant des clichés que l’on s’amuse à utiliser mais qui banalisent l’interdit, le rendant faussement ludique avec un rehaussement de l’accent. Ne leurre-t-on pas les gens en leur faisant miroiter l’histoire du téléviseur tombé du camion, des combines à la Marseillaise, d’être le footballeur transféré pour quelques dizaines de millions d’euros. Certains d’entre nous n’ont peut-être jamais ressenti de remord en jetant leur canette dans le port, un sac plastique dans le rue, un papier gras par la fenêtre de leur véhicule. Mais cela participe en partie à cette image négative de Marseille. Il faut qu’en tant que citoyens, nous agissions. La politique qui dirige depuis plus de 13 ans la ville de Marseille serait d’autant plus contrainte à de vrais résultats car l’exigence citoyenne la pousserait à aller de l’avant.

Il est aussi possible aux citoyens marseillais d’agir pour lutter contre la violence conséquente des trafics de la drogue. L’acte est simple et symboliquement fort, et peut se résumer en une seule action : stopper la demande. La compétition entre dealers, le zonage des territoires se sont aussi développés car la demande est forte. Chaque mètre carré de territoire des cités est défendu avec une violence qui est proportionnelle à son rendement de « deal ». Faire effondrer la demande, briserait la bulle spéculative du m², éteindrait la violence et pourrait créer un vide où l’état républicain se redéploierait avec l’appui de la politique éducative et industrielle du gouvernement Ayrault. Cela rétablirait localement un équilibre en faveur du développement économique et du lien social. Il n’y a pas que certains jeunes des quartiers qui consomment du Cannabis. Si effectivement le cannabis est une drogue douce qui ne conduit à aucune dépendance, les citoyens consommateurs réguliers ou occasionnels saisis de l’urgence de la situation, du ras le bol des stéréotypes de Marseille, n’auraient aucune difficulté à arrêter leur approvisionnement dans les cités. Cette action citoyenne, cette responsabilité de l’individuel envers le collectif, participerait au rétablissement de l’ordre républicain que tous les Marseillais réclament à l’unisson.

Marseillaises, Marseillais, vous voulez vivre dans une autre Marseille : exprimez-vous par la voie démocratique, mais pas que et soyez exigeants envers vous-mêmes et envers les autres ! 

Cédric Matthews pour le comité de Marseille  

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commentaires

Emmanuel PALESI 21/03/2013 00:24

Les consommateurs appartiennent à l'ensemble des couches sociales marseillaise, les consommateurs n'ont qu'une seule voie d'approvisionnement, celle des supermarchés de la drogue de certaines cités
de la ville. Demander à l'offre de se stopper, c'est à peu près aussi efficace que demander à n'importe quel consommateur de changer ses habitudes, c'est un phénomène très lent et parfois même
contre-productif vis à vis d'une population jeune qui n'aime pas qu'on la contraigne.
Je reste convaincu que vu le nombre de consommateurs sur Marseille, la pénalisation sera impossible (les tribunaux et les policiers sont trop peu nombreux...), les campagnes de prévéntion inutile
car la pratique s'est installée, on est maintenant face à une génération dont les parents ont déjà fumer du cannabis ou sont même encore des consommateurs occasionnels. Il reste deux solutions
:
- stopper les voies d'approvisionnement, ce qui nécessite une coopération européenne accrue en matière de pénalisation et d'activité de contrôle au frontière.
- dépénaliser et faire entrer la consommation dans un cadre légal.

Les expériences de certains états américains ou d'autres etats européens sont à mon avis à étudier très sérieusement.

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